Ma contribution #OnVautMieuxQueCa

C’est par ce qu’on vaux mieux que ça qu’on est partie, oui, oui je l’avoue, une des choses qui nous on fait quitter là France est le boulot, être pris pour un con, ne pas être considéré à ta juste valeur, nous on a dit stop. Même si maintenant cela est derrière nous, bon pas depuis très longtemps, on est de tout coeur avec vous qui allez-vous battre pour sauver vos droits, car vous valez mieux que ce qu’on vous propose, tous, même toi la maman en congé parental, toi le petit chômeur, toi le salarié qui trime toute la journée pour avoir une misère à la fin du mois et en plus t’arrive à te faire racketter par l’Etat…

On va donc apporter notre pierre à l’édifice et vous parler de nos expériences, l’emploie ça nous connaît ! Daddyfrog participe à la collaboration de cet article. Pour info daddyfrog est à la base cuisinier / serveur (on garde bien en tête à la base, car il a fini en usine dans l’agroalimentaire), et moi Vendeuse (multifonction ensuite).

Situation 1, si tu travaille pour un patron surtout n’en change pas, sinon tu es black listé (pour les grosses entreprises, et les syndicats son au courant), ça nous est arrivé 4 fois minimums à nous deux .  Quand on le sait, car on ne le sait pas toujours et on le découvre souvent par hasard quand tu postules pour une même compagnie, même des années plus tard, tu es parti, tu est parti, maintenant tu restes derrière la porte.

Situation 2, le congé parental, car oui ça existe depuis un certain nombre d’années maintenant, mais bon lors d’un entretien la vieille fille derrière son bureau ne comprenait pas comment moi la maman avait pu rester 10 ans en congé parental pour élever ses gnomes, du coup elle pense que tu ne vas pas savoir gérer reprise d’un travail et organisation des gnomes, bref on te claque la porte.

Situation 3, la patronne qui te prend pour son esclave ou son majordome (celle-là on l’avait surnommé « folle coche » pour ceux qui connaissent vipère au poing), qui une fois la cuisine rangé, nettoyé, prêt à partir, te demande gentiment si tu peux lui préparer à manger. Le pire, du pire, c’est quand tu lui dis que ta femme (moi en l’occurrence) va avoir sa césarienne et que donc tu prends tes 3 jours, et qu’on te répond ce n’est pas grave vient travailler quand même, emmène ta fille avec toi (oui un enfant de 21 mois dans une cuisine, c’est super logique).

Situation 4, cadence, cadence, cadence, toujours plus vite, encore, encore et encore plus vite, au détriment de la santé, voire incapacité de travailler par la suite due aux cadences élevée. Et si tu vas pas assez vite on te vire.

Situation 5, tu as le droit de te faire engueuler par des jeunes titulaires tout droit sorties d’école, alors que toi ça fait 10 ans que tu es dans la boîte que tu connais le métier, mais toi non tu n’as le droit à aucune perspective de carrière, tu es là, tu restes là, et en plus n’a pas ton mot à dire car tu n’es pas sociable (on te la dis). Bha oui dés que tu l’ouvres tu deviens pas sociable désolé de ne pas être un mouton.

Et il y en a d’autres …

Quand tu te présentes à un emploi que tu constates qu’il y a du boulot pour 2 mais qu’il y a qu’un poste, et qu’ont te dit que tu es jeune, que tu as la santé donc que tu peux le faire …

Quand tu t’entends dire lorsque t’a une urgence (car ta femme fait un fausse couche), tu pouvais pas prévoir ?

Quand tu es au chômage que tu as 32 ans et qu’ont te dit que tu es trop vieille pour le poste.

Quand on te répond que vu que ton mari a un CDI, qu’il a l’assurance de l’emploi, donc que toi tu n’as pas besoin de bosser…

Quand tu te fais pourri la vie par tes collègues qui crache dans ton dos, et que du coup tu n’as pas envie d’aller bosser…

Quand ton cv n’est pas reconnu pour ce qu’il vaut ou qu’on te demande de faire un travail de chef tout en étant payer le smic…

Quand tu postules pour un poste de manager après X années d’expériences, que tu as travaillée pour des étoilés, mais qu’on te dit que ce n’est pas possible car tu n’as pas ton Bac…

Quand tu postules pour un poste de vendeuse de chaussures où on demande 1 an d’expérience, que tu en as 3 dans le domaine de la chaussure de luxe, et que pôle emploi te dit que tu corresponds pas aux critères…

Et on en passe et des meilleurs, et surtout ne pas compter sur les syndicats qui eux prennent leur carte pour protéger leur cul juste pour se couvrir, et non protéger le salarier non syndiquer lorsqu’il en a besoin.

Bon voilà un méli-mélo de nos expériences et de ce qui nous a fait fuir la France (bon il n’y a pas que ça), car nous en avions marre d’être pris pour des cons n’ayons pas peur des mots.10169211_10204075799799893_2970007678655397713_n

témoignage d’il y a deux ans

On vaut mieux que ça

Pôle emploi et moi toutes une histoire

Si un jour vous souhaitez vous expatrier et que vous êtes au chômage, surtout n’oubliez pas d’aller demander le formulaire U2 chez pôle emploi. Pour cela, vous allez au 1re étage, porte 3A, puis vous tourner à gauche puis à droite, là vous trouverez un autre escalier, il vous faudra monter au 6e étage et enfin aller au guichet E379. Vous avez tout suivie ? Et bien entendu avec un peu de chance, on vous dira que ce n’est pas ici qu’il faut demander le formulaire u2.

Bon revient en a nos moutons, ou plus à ce fameux formulaire. Notre départ ayant été un peu bousculé, je ne suis malheureusement pas allé chercher celui-ci. Arrivé en Angleterre je contact ma conseillère, lui demandant de me le faire parvenir afin que je puisse m’inscrire au centre job. Car malgré le déménagement, j‘ai encore les droits de toucher 3 mois d’indemnité.

1er mail, elle me rappelle que j’aurais du venir le chercher, je lui explique la situation. L’informant que j’habite maintenant en UK.

2 émes mail, Uk également Ukraine ?

Là tu réponds gentiment que non UK = Angleterre, l’envie de lui mettre qu’elle aura ainsi appris quelque chose aujourd’hui m’a vraiment démangé, mais je ne l’ai pas fait.

3 émes mail, elle m’informe que c’est vraiment trop compliqué de me faire parvenir ce document, et me dit que je vais être radié.

Chose que je peux comprendre la radiation, mais que l’on ne puisse pas m’envoyer par mails le formulaire non…

Je ne lâche pas l’affaire, car même si j’ai déménagé, j‘ai encore le droit à 3 mois de chômage ( oui, oui, ce sont les textes enfin si tu arrives à avoir, ce put*** de formulaire U2).

4 émes mail, on m’informe que j’ai été radié et qu’il faut que je me réinscrive au pôle emploi le plus proche de chez moi. (qu’est ce qu’ils n’ont pas compris d’en déménager à l’étranger ?)

Lorsque je redescends au début du mois de novembre en Vendée, je prends le téléphone. Je tombe sur une première personne ou je lui explique rapidement la chose et là elle me dit.

Non mais ce n’est pas chez nous le formulaire U2, je commence à m’énerver lui explique que si c’est bien chez eux la demande de formulaire U2, que cela me permet de bénéficier de 3 mois d’indemnisation tout en étant à l’étranger, elle comprend que je suis grave énervé et me dit je vous passe le service indemnisation.
Me voilà avec un agréable monsieur (au moins un qui comprend) qui me dit qu’effectivement j’aurais dû aller le chercher avant de partir, mais qu’il est tout à fait possible de me l’envoyer, qu’il n’est pas normal que ma conseillère ne l’est pas fait et qu’il ne va donc de suite lui renvoyer un mail de rappel pour lui notifier qu’il faut qu’elle me l’envoi, il l’aurait bien fait mais il faut que ce soit signé du pôle emploi auquel je dépendais. Il me rassure donc et me dis que je l’aurais d’ici quelques jours.
Malheureusement au jour d’aujourd’hui, je n’ai toujours rien reçu.
Je décide donc d’en remettre une couche et de contacter une nouvelle fois ma conseillère qui dépend de Fontenay-le-Comte, et là je reçois un mail me disant que ma demande est parti au service d’indemnisation. Non mais je rêve, on joue au chien qui se mord la queue là ? Si chacun ce renvoi la balle, je ne suis pas sur de le recevoir un jour ce formulaire.
En attendant, je ne suis toujours pas inscrite au job center de mon coin, merci pôle emploi, cela monte une fois de plus leur superbe efficacité.
Enfin toute cette histoire me fait penser à la célèbre scène dans les 12 travaux d’Astérix lorsqu’ils sont dans la maison des fous, c’est tout à fait ça.